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Conférences à Fontenay-aux-Roses (octobre à décembre)

mardi 1er juin 2021, par Toulouse, Michèle

Les conférences ont lieu à la médiathèque, le vendredi de 15h à 17h
Attention ! Pass sanitaire et port du masque obligatoires

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- Lundi 4 octobre : Rentrée solennelle au cinéma Le Scarron de Fontenay-aux-Roses à 14h 30 - Entrée libre et gratuite. Conférence suivie à 17h d’un pot convivial
Patrice Lecoq, maitre de conférences (HDR) à l’université Paris 1
« Les géoglyphes de Nazca ou comment créér un paysage sacré »
Façonnés entre 200 av. J.-C. et 400 apr. J.-C., les géoglyphes de Nazca sont souvent perçus comme une énigme dont il est difficile de déterminer l’origine et le sens. Mais les motifs animaliers ou linéaires qu’ils représentent, ont contribué à construire un paysage sacré, étroitement lié aux conceptions religieuses des différentes sociétés qui, tour à tour, se sont développées dans cette région côtière du sud du Pérou. Cette conférence se propose de vous faire découvrir ces géoglyphes.

- Vendredi 8 octobre
Odile Jerzyk, conférencière, diplômée d’histoire de l’art
« Chagall, Modigliani, Soutine… Paris pour École, 1905-1940 »
L’École de Paris désigne la scène artistique constituée par des artistes étrangers provenant de toute l’Europe, mais aussi d’Amérique, d’Asie et d’Afrique. Ce cosmopolitisme est sans précédent dans l’histoire de l’art. Parmi ces hommes et femmes, nombreux sont les artistes juifs venus des grandes métropoles européennes, mais aussi de l’Empire russe, qui cherchent une émancipation artistique, sociale et religieuse. Ils ne sont d’aucune « École » au sens traditionnel : ils ne partagent pas un style, mais une histoire commune, un idéal et, pour certains, un destin. Fuyant les pogroms ou cherchant un contexte libre, moderne, de jeunes artistes convergent vers Paris, parmi eux Marc Chagall, Chaïm Soutine, Amedeo Modigliani, Jules Pascin, Jacques Lipchitz, Chana Orloff, Moïse Kisling, Louis Marcoussis et Ossip Zadkine, mais également des artistes moins connus comme Walter Bondy, Henri Epstein, Adolphe Feder, Alice Halicka, Henri Hayden, Georges Kars, Léon Indenbaum, Simon Mondzain, Mela Muter et bien d’autres. C’est à cette génération d’artistes arrivés entre 1904 et 1914 et à leurs destins que le musée d’art et d’histoire du Judaïsme consacre une exposition. Elle retracera les raisons de leur installation à Paris, les liens particuliers qui les unissent, le cadre historique et politique de leur œuvre et, bien sûr, leur participation à une scène artistique dans ce qui est alors la capitale de l’art moderne.

- Vendredi 15 octobre
Antoine Balzeau, paléoanthropologue au CNRS - MNHN
« De Toumaï à sapiens, 7 millions d’années d’évolution humaine »

- Vendredi 22 octobre
Sylvie Matelli, directrice adjointe de l’IRIS
« Les États-Unis, un an après Trump »

- Vendredi 12 novembre
Jean-Christophe Gueguen, docteur en pharmacie ; pharmacien industriel
« Pierre Poivre : le destin d’un chasseur d’épices dans le Siècle des Lumières »
Pierre Poivre symbolise à lui-seul le héros bourlingueur du XVIIIe siècle. Aventurier, botaniste, naturaliste, explorateur, philosophe, humaniste, missionnaire, cet homme destiné à la prêtrise, ne prononcera jamais ses vœux religieux. En 1745, le boulet d’un canon anglais lui emporte le poignet droit et met fin à sa carrière ecclésiastique. Un nouveau destin attend l’homme nommé Poivre ; il va consacrer son existence à deux épices : la muscade et le clou de girofle.
Pendant toute une vie, il va prospecter les îles de Malaisie, des Moluques et des Philippines, pour comprendre la culture et l’exploitation des épices précieuses, monopole exclusif de la Compagnie des Indes hollandaises. Grâce à son courage opiniâtre, il va réussir à se procurer des plants de muscadiers et girofliers et les implanter à l’Île de France (ancien nom de l’île Maurice).
Pour le récompenser de son zèle, le roi Louis XV le nommera intendant de cette île. Il va y fonder le célèbre Jardin de Pamplemousses, un jardin pilote qui sera le principal fournisseur en espèces tropicales des autres colonies françaises.

- Vendredi 19 novembre
Olivier Mignon, conférencier
« Jean-Baptiste Charcot, gentleman des pôles »

- Vendredi 26 novembre
David Beaurain, attaché de conservation du patrimoine ; chargé de recherches et d’études
« Élisabeth Vigée-Le Brun, portraitiste de Marie-Antoinette »

- Vendredi 3 décembre
Patrick Maunand, conférencier littéraire
« Lyon raconté par les écrivains »
L’histoire de Lyon, l’ancienne capitale des Trois Gaules, est racontée par les écrivains qui ont habité ou visité cette belle cité. Après une évocation rapide des temps qui précèdent le XIXe (Rabelais, Louise Labé, Maurice Scève, JJ Rousseau, Beaumarchais), l’essentiel de la conférence parlera de la période qui va de
la Révolution jusqu’à nos jours, avec comme principaux guides de la ville : Chateaubriand, Stendhal, Balzac, Mérimée, Dumas, Daudet, Taine, Mariéton, Béraud, Elsa Triolet, Reverzy, Frédéric Dard, Exbrayat, Bonzon, Grancher, Chevallier, Bernard Clavel, René Belletto, Paul Fournel, Philippe Bouin…

- Vendredi 10 décembre
Julia Lebrun, conférencière musicologue
« Les séductrices de l’opéra »
Courtisane, gitane, tentatrice, autant de visages de la femme à l’opéra, qui ne sont pas ceux de la pure et naïve jeune fille. Que ce soit par pure sensualité ou amour passionné, soif d’argent, de pouvoir ou de liberté, elles savent bien souvent user de leurs charmes pour arriver à leurs fins, non sans se heurter souvent à l’hostilité de la société. Nous dresserons le portrait de quelques unes des plus grandes séductrices de l’opéra, de Cléopâtre à Dalila et Carmen.

- Vendredi 17 décembre
Odile Jerzyk, conférencière, diplômée d’histoire de l’art
« Picasso - Rodin »
Partenariat exceptionnel, les musées Rodin et Picasso s’unissent pour présenter deux expositions complémentaires sous le même titre « Picasso-Rodin », offrant un regard inédit sur ces artistes de génie qui ont ouvert la voie à la modernité dans l’art.
L’exposition invite à une relecture croisée des œuvres de Rodin (1840-1917) et Picasso (1881-1973), deux grands artistes ayant durablement bouleversé les pratiques artistiques de leur temps pour les générations à venir. Il ne s’agit pas de montrer ce que Picasso a emprunté à Rodin, mais plutôt d’examiner les convergences signifiantes qui apparaissent entre l’œuvre de Rodin et plusieurs périodes de la production de Picasso.
Cette relecture croisée de leurs œuvres se décline en différents chapitres sur les deux lieux, au musée Rodin d’une part à travers la crise de la représentation du début du 20e siècle, et au musée Picasso d’autre part dans les processus créatifs mis en œuvre par les deux artistes. À des époques et dans des contextes différents, Rodin et Picasso participent à une articulation décisive de l’histoire et sans doute est-ce là une des clés de leurs similitudes.
Pour Rodin, comme pour Picasso, l’atelier est un espace privilégié d’expérimentation sur les formes et les matériaux. Travail en série, fragmentation, assemblage, détournement sont autant d’approches singulières et novatrices. Le travail de l’artiste en perpétuel mouvement, explore un motif en constante métamorphose.