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Conférences à Sceaux (octobre à décembre)

mardi 9 juin 2020, par Toulouse, Michèle

Les conférences ont lieu le mardi de 15h à 17h à la salle "Les Garages"

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- Mardi 6 octobre
Roland Lehoucq, chercheur en astrophysique au CEA de Saclay
« Dépasser les apparences »
Il y a 400 ans ans, Galilée déclenchait un séisme intellectuel dont les répliques se font encore sentir aujourd’hui. En pointant vers le ciel une lunette de sa fabrication, il souleva un coin du voile, commençant à déjouer les apparences célestes. Depuis cette époque, les instruments astronomiques ont bien progressé et le rythme des découvertes s’est accéléré, refondant complètement nos représentations du Monde. Ainsi, l’astrophysique du XXe siècle a montré que l’Univers a une histoire qu’il est possible de raconter : contrairement aux apparences, il n’est ni statique ni immuable. Plus tard, les astrophysiciens se sont rendus compte que la matière lumineuse, celles des étoiles et des galaxies, n’est que l’écume de la matière. Enfin, les physiciens toujours en quête de lois plus générales, proposèrent de revoir nos représentations de l’espace et du temps. Depuis Galilée, la science cherche sans cesse à déjouer les apparences du Monde et du Ciel.

- Mardi 13 octobre
Marion Noulhiane, professeur-chercheur en neuropsychologie à Paris V – Descartes
« Traitements sensoriels (1) »

- Mardi 3 novembre
Laurent Ribadeau-Dumas, journaliste
« Les infox ou Fake News »
Les fausses nouvelles ont toujours existé. Les exemples dans l’Histoire abondent : les accusations de Philippe Le Bel contre les Templiers (au début du XIVe siècle), les libelles contre Marie-Antoinette, le « bourrage de crâne » entre 1914 et 1918… Mais depuis le début du XXIe siècle, la montée en puissance d’Internet et le développement des réseaux sociaux a donné à ces fausses informations et aux théories conspirationnistes une énorme caisse de résonance. Il s’agira d’expliquer comment cette évolution a pu se produire : grâce notamment au développement de technologies de plus en plus sophistiquées. Il s’agira aussi d’expliquer pourquoi : en raison notamment de la globalisation qui rapproche le monde tout en le compartimentant.

- Mardi 10 novembre
David Beaurain, attaché de conservation du patrimoine ; chargé de recherches et d’études
« L’artiste en voyage : l’œil, la main et le carnet de croquis »
Témoignages des artistes en voyage, pour parfaire leur apprentissage ou en quête de motifs. A travers divers exemples, dont celui de Turner qui a parcouru la France et l’Italie, croquis en main, affrontant parfois vents et marées !...

- Mardi 17 novembre
Marion Noulhiane, professeur-chercheur en neuropsychologie à Paris V – Descartes
« Traitements sensoriels (2) »

- Mardi 24 novembre
Jean Pruvost, directeur éditorial des éditions Honoré Champion
« Le français et l’anglais, la belle histoire de "je t’aime moi non plus" »
L’anglais et le français vivent depuis des siècles une histoire mouvementée. Même souche première, les Celtes (a car, un char), puis les Germains (day, guerre, les Angles, les Francs), les Vikings (bread, vague) et Guillaume 1er de Normandie conquérant l’Angleterre en 1066. D’où 60% de mots anglais d’origine française. Au XVIIIe siècle, premiers emprunts à l’anglais, croissants au XIXe, envahissants aux XXe et XXIe siècles, horripilants pour beaucoup. Nous raconterons cette histoire à travers force exemples.

- Mardi 1er décembre
Marion Noulhiane, professeur-chercheur en neuropsychologie à Paris V – Descartes
« Traitements sensoriels (3) »

- Mardi 8 décembre
Didier Guffond, ex chargé de mission à l’ONERA
« Le givrage des aéronefs »
Cette conférence abordera l’ensemble de la problématique du givrage des aéronefs : physique du givrage, dangers provoqués par le givre, systèmes de protection, réglementation et certification des aéronefs, souffleries givrantes et règles de similitude.

- Mardi 15 décembre
Emmanuel Pouydebat, directrice de Recherches au CNRS/MNHN
« Quand les animaux et les végétaux nous inspirent »
Un papillon bleu pour améliorer nos panneaux solaires ? Un martin-pêcheur pour optimiser le TGV japonais ? Des pommes de pin qui inspirent des architectes ? Du venin de mamba noir pour lutter contre la douleur ? Élucidera-t-on les secrets du sida et du cancer grâce aux koalas et aux requins ? Vivra-t-on bientôt plus longtemps grâce au rat-taupe nu ou aux méduses qui rajeunissent ? Le vivant s’adapte en permanence. Il possède des solutions infinies et extraordinaires. À nous de les découvrir avant qu’il ne soit trop tard. De les découvrir pour sauver la nature et pour nous sauver nous, les humains. Notre sauvegarde et la sienne, ensemble, sinon rien. La nature parle, écoutons-la ! Des libellules aux nouvelles éoliennes, des pattes d’écrevisses aux prothèses de main bioniques : la bio-inspiration, au cœur de la recherche scientifique, économique et… écologique !