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Conférences à Fontenay-aux-Roses (octobre à décembre)

mardi 9 juin 2020, par Toulouse, Michèle

Les conférences ont lieu le vendredi de 15h à 17h à la médiathèque

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- Vendredi 2 octobre : Rentrée solennelle à la médiathèque de Fontenay-aux-Roses à 14h 30 — Entrée libre et gratuite. Conférence suivie à 17h d’un pot convivial

Joël Meunier, Chargé de Recherche au CNRS en biologie des insectes
« Les secrets de la vie de famille chez les insectes »
Alors que la vie de famille est bien connue chez les oiseaux et les mammifères (dont l’homme), elle reste souvent plus mystérieuse chez les insectes. Lors de cette conférence, je dévoilerai l’extraordinaire diversité des soins parentaux présents chez les insectes et discuterai des bénéfices et coûts qu’ils peuvent engendrer pour les parents et les enfants. J’aborderai ensuite les coulisses de cette vie de famille en démontrant que son fonctionnement repose principalement sur des conflits entre parents, entre enfants et entre parents/enfants. En révélant les secrets de la vie de famille chez les insectes, nous réaliserons pourquoi ces espèces offrent un regard nouveau sur notre compréhension de la vie de famille chez les animaux (dont l’homme) et pourquoi il est important de les préserver.

- Vendredi 9 octobre
Catherine Antraygues, historienne de l’art
« Pompéi, trésors archéologiques et nouvelles découvertes »
Conférence sur Pompéi, cité engloutie sous les laves de l’éruption du Vésuve en l’an 79, et ses trésors archéologiques revus à l’aune des fouilles récentes.

- Vendredi 16 octobre
Eric Taladoire, membre de l’unité de recherche du CNRS d’archéologie des Amériques
« La peinture Maya »
Dès le Préclassique, les Mayas ont consacré leur énergie à dépeindre leur univers avec des peintures murales décorant leurs temples et leurs palais. Si les exemples préservés sont peu nombreux, ils suffisent à documenter l’évolution tant des techniques que des décors, et ouvrent de nouvelles perspectives sur notre compréhension du monde maya.

- Vendredi 6 novembre
Elisabeth Brisson, agrégée et docteur en histoire
« Beethoven : Le défi de la surdité chez un musicien »
Confronté très jeune (30 ans) au drame de la surdité, Beethoven décide de "prendre le destin à la gueule" et de composer en fonction de ses exigences de créateur.

- Vendredi 13 novembre
Patrick Maunand, conférencier littéraire
« L’Algérie de Camus »
Sa vie et son œuvre sont indéfectiblement liées à cette terre de soleil, comme le rappelle Alain Vircondelet dans "Albert Camus, fils d’Alger" : « Au cœur de son existence vibrent une histoire secrète qui s’enracine en Algérie, un obscur besoin de silence que seule la violence de sa terre natale peut lui accorder ». On comprend alors sa souffrance de voir son pays natal se déchirer, et son refus de voir une Algérie sans les Français : « Je maintiens qu’Algériens, Français et musulmans, doivent cohabiter », dira-t-il à l’automne 1959. Quand Camus connaîtra la misère de nos banlieues, il réalisera la chance qu’il a eu de vivre sous le soleil, malgré sa pauvreté. Mais ce soleil a aussi sa face noire (il suffit de penser au meurtre de l’Arabe par Meursault dans L’Étranger)... ce qui oblige à la vigilance. Face à la démesure des hommes, il y a urgence pour Camus à se tourner vers le bassin méditerranéen où est née la philosophie grecque.

- Vendredi 20 novembre
Odile Jerzyk, conférencière, diplômée d’histoire de l’art
« Soufflot et le Panthéon »
A l’instar de Ledoux, Soufflot (1713-1780) fut un grand architecte précurseur qui exerça une profonde influence sur le mouvement néoclassique. Son long séjour à Rome lui permit d’étudier à fond la basilique Saint-Pierre et de s’imprégner des grands maîtres de l’Antiquité et de la Renaissance italienne, notamment les œuvres de Palladio. De retour en France, quasi seul de son temps à s’intéresser au système constructif de l’architecture gothique, très méprisée au XVIIIe siècle, Soufflot en empruntera quelques principes de façon aussi inattendue que judicieuse, dans la construction du Panthéon de Paris. Cet édifice, dont la coupole posa de nombreux problèmes est aussi un des premiers du néo-classicisme par l’admiration inconditionnelle de l’Antiquité grecque et romaine. Ce monument restera comme son œuvre principale dont la renommée dépassera les frontières.

- Vendredi 27 novembre
André Paléologue, historien
« La Mer noire, russe ou européenne »
Des Argonautes jusqu’à l’époque moderne, autour de la Mer Noire, la civilisation s’avéra et s’avère encore solidement attachée à celle du continent européen sans pour autant réfuter de multiples influences culturelles slaves, iraniennes ou ottomanes. Installés depuis longtemps dans cet « espace géopolitique » situé aux confins Est de notre « vieux continent », les Grecs et les Géorgiens, les Russes, Ukrainiens, Bulgares et les Roumains ont tous participé, en dépit de nombreuses vicissitudes de l’Histoire, au maintien et à l’enrichissement des valeurs européennes. A ce jour, l’Union européenne, depuis peu riveraine de la Mer Noire, prend conscience de la complexité des enjeux auxquels elle doit faire face.

- Vendredi 4 décembre
Paul Grolleau, formateur sur les questions de laïcité, membre de l’AJAR et du GISTI
« Le droit d’asile en France. Son histoire. Les règles en vigueur. Les questions en suspens »
Pratique très ancienne, l’asile est désormais un droit reconnu par la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et la Convention de Genève de 1951 qui le définit. Mais quels sont les fondements de ce droit ? Et concrètement, quelles sont les pratiques, en France qui, en 20 ans, a modifié sept fois la loi et en Europe où les États membres ont bien de la peine à agir de manière concertée et cohérente comme ils le montrent depuis la crise de 2015 ? Quelles sont aujourd’hui les questions en suspens et les défis de demain ?

- Vendredi 11 décembre
Cécile Gnahoré-Barata, professeur de géographie au lycée Lakanal à Sceaux
« Les îles : du microscope à l’espace-monde »
Les îles, essaimées à la surface des mers et des océans, ne sont plus des « bouts du monde » relevant de l’anecdote géographique. L’exiguïté et l’enclavement propres aux îles ne sont plus considérés comme des handicaps a priori et, dans un monde devenu réticulaire, elles peuvent jouer avec succès la carte du relais. Par une approche géographique plurielle, nous verrons dans quelle mesure les îles sont devenues des laboratoires et des centres névralgiques au cœur des dynamiques et enjeux du monde contemporain.

- Vendredi 18 décembre
Odile Jerzyk, conférencière, diplômée d’histoire de l’art
« La Sainte Chapelle, son histoire et ses vitraux »
Étonnement nichée au sein du Palais de Justice, cette somptueuse chapelle du XIIIe siècle fait en effet partie de l’ancien palais des Capétiens. Elle fut édifiée à la demande de Saint Louis, pour abriter les reliques de la Passion du Christ qu’il venait d’acquérir de l’empereur de Constantinople. C’est pourquoi la forme générale de l’édifice adopte l’apparence d’un reliquaire. Disposée sur deux niveaux, selon le protocole royal, elle est composée d’une chapelle basse aux parois encore entièrement recouvertes de peintures et jadis ouverte aux paroissiens et d’une chapelle haute, à l’usage exclusif du roi et de ses familiers, dont le décor somptueux répond à un programme iconographique complexe. Cette architecture gothique n’en est pas moins très originale dans sa structure, où les contreforts sont substitués aux arcs-boutants, pour permettre le déploiement du très riche ensemble de vitraux qui en fait toute la parure.