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Conférences à Fontenay-aux-Roses (janvier à mai)

lundi 23 décembre 2019, par Toulouse, Michèle

Les conférences ont lieu à la médiathèque, le vendredi de 15h à 17h.

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- Vendredi 10 janvier
Odile Jerzyk, conférencière, diplômée d’histoire de l’art
« L’effervescence des faubourgs Montmartre et Poissonnière : le commerce et les arts »
Vivant et original, ce quartier de faubourgs situés au-delà des Grands Boulevards, s’est vu changer radicalement de visage à la fin du XVIIIe siècle, avec la construction, sur les anciens terrains maraîchers d’hôtels particuliers et de lotissements. L’intervention de grands architectes comme Bélanger ou Ledoux, en fit le haut-lieu du style néo classique, sobre et monumental. Au XIXe siècle, autour de la nouvelle salle des ventes de Drouot, le commerce moderne est florissant, associant passages couverts, grandes enseignes et boutiques de nouveautés. Ce lieu n’en est pas moins un quartier littéraire et culturel, où se croisent dans les cafés à la mode, hommes de lettres et musiciens, danseuses et journalistes ; entre l’Opéra Le Pelletier et le Conservatoire de musique bourdonnent alors théâtres de boulevards et innombrables restaurants.

- Vendredi 17 janvier
Jean-Michel Durand
« Histoire de l’aviation pendant la guerre 14-18 »

- Vendredi 24 janvier
Serge Lebel, ancien administrateur au Conseil de l’UE
« L’Union européenne »
Il s’agit de donner des éléments factuels (économie, histoire institutionnelle, population, budget, dépenses, traités...) sur l’Union Européenne, mais aussi parler des différentes Institutions européennes (Commission, Conseil, Cour de Justice, Banque Centrale...) et de leur rôle et gouvernance.
Pour répondre à une attente souvent insuffisamment satisfaite du public sur le fonctionnement, les missions et contraintes des institutions européennes, je propose aussi, en tant qu’ancien fonctionnaire du Conseil de l’Union, une séance de questions-réponses, propre à donner un éclairage de l’intérieur du travail réalisé au sein de cette institution.

- Vendredi 31 janvier
Jean-Marie Denieul, magistrat honoraire juridictionnel
« La justice pénale en France »
Dans un monde en perpétuel mouvement, la justice peine à s’adapter, mais le peut-elle ?

- Vendredi 7 février
Jean-Christophe Gueguen, docteur en pharmacie ; pharmacien industriel
« L’intelligence végétale : mythe ou réalité ? » (La science se livre)
Douées de mémoire, capable de faire des choix et d’apprendre de leurs expériences, les plantes n’ont pas fini de nous surprendre. Dépourvues de système nerveux, elles étaient trop souvent considérées comme des êtres vivants de seconde zone. À force d’évoluer au milieu des plantes, nous ne les voyons plus et pensons qu’elles sont inertes ; pourtant ce sont des êtres sociaux qui échangent des informations sur la qualité du sol, sur les insectes ou les pathogènes qui les agressent. Certaines plantes peuvent se rappeler des expériences de sécheresse et de déshydratation, de froid et de chaleur, de lumière excessive, de sols acides. Face au stress, elles modifient leurs réponses physiologiques. Incapables de se sauver devant un prédateur, elles utilisent un « langage chimique » pour résoudre les mêmes problèmes que les animaux. Elles sont aussi capables de manipuler ces derniers. Cette présentation fait le point sur la vie secrète des plantes.

- Vendredi 28 février
Odile Jerzyk, conférencière, diplômée d’histoire de l’art
« Labrouste, un architecte novateur et influent de l’ère industrielle »
Prix de Rome d’architecture en 1824, Henri Labrouste s’était passionné, lors de son séjour en Italie, pour l’archéologie antique (polémique sur la restauration du temple de Paestum, notamment). Féru de problèmes constructifs, il devint, par son enseignement dans l’atelier libre d’enseignement qu’il ouvrit à Paris (1830-1856), le chef de l’école rationaliste face à l’éclectisme de l’Académie. Si plusieurs projets qu’il dessina ne furent pas réalisés, il est toutefois l’auteur du nouveau bâtiment de la bibliothèque Sainte-Geneviève (Paris, 1843). Conscient de l’importance du métal en architecture, il y utilisa le premier, une structure intérieure de fonte et de fer non dissimulée, colonnade et voûtes dont la légèreté contraste avec l’enveloppe de pierre. Il succéda à Visconti en 1854, sur le chantier de la Bibliothèque nationale et construisit la fameuse salle qui porte aujourd’hui son nom.

- Vendredi 6 mars
Elisabeth Anscutter, secrétaire du Bureau de l’Union des Compositeurs de Musiques de Films
« Polar et musique »
La conférence qui enquête, qui flingue, qui balance ! 
De Melville à Hitchcock, de Verneuil à Coppola, les films reflètent l’évolution du cinéma et des musiques. Elisabeth Anscutter vous fera re-découvrir l’importance des bandes originales et vous montrera comment la musique vous embobine l’oreille !
Que diriez-vous de la musique de
Ben Hur sur la scène culte de Psychose ? Et l’arrivée de Dark Vador jouée par une flûte à bec ? Ou bien encore Harry Potter, sur un air joyeux d’un film de Jacques Tati ? La musique de films nous emmène là où elle veut ; elle a le pouvoir de former et de transformer notre ressenti de l’image. Un parcours depuis les premières musiques écrites pour le polar, des projections d’extraits, un quiz musical pour tester ses souvenirs et son oreille. Venez explorez cela au cours d’une rencontre ludique et interactive sur les musiques des films policiers.

- Vendredi 13 mars
Martine Egoroff, professeur agrégée de lettres modernes
« Colette l’insoumise »
De 1906 à 1912, d’un mariage à l’autre, dans la nécessité de gagner sa vie, Colette s’engagea dans la carrière fatigante d’artiste de music-hall qui lui fit parcourir la France entière et une partie de l’Europe et l’entoura pour longtemps d’un parfum de scandale. Cette carrière aventureuse, qui aurait pu, comme le redoutait Sido, l’éloigner de celle d’écrivain commencée sous l’égide de Willy, lui permit cependant, en s’affranchissant de la tutelle de ce dernier, de produire des œuvres en accord avec sa vraie nature et de les signer de son seul nom. Elle nourrit de nombreux textes, souvent moins connus, qui portent témoignage de cette expérience et brossent le portrait attachant d’un univers haut en couleurs et des artistes souvent misérables qui le font exister. Elle illustre l’incroyable liberté dont fit toujours preuve Colette dans ses choix, bravant les conventions non par désir de provocation , mais pour mieux suivre les règles qu’elle s’était elle-même fixées.

- Vendredi 20 mars
Patrice Lecoq, maître de conférence en archéologie de l’Aire andine à l’Institut d’Art et d’Archéologie
« Grandeur et déclin de la civilisation inca »
Lorsque le 16 novembre 1532, Francisco Pizarro capture, à Cajamarca, l’empereur inca Atahualpa, il met fin à un jeune empire qui s’était construit après des millénaires d’adaptations aux différents milieux, d’innovations techniques, économiques et de développements culturels divers dans un espace immense, aujourd’hui considéré comme les Andes centrales. C’est ce vaste empire que la conférence tachera de présenter.

- Vendredi 27 mars
Jean-Luc Guichet, professeur de philosophie
« La question de l’environnement : mises en perspective philosophique »
La question de l’environnement : mises en perspective philosophique
L’angoisse humaine a pris aujourd’hui une forme environnementale. Plus que jamais, l’avenir, naguère indéfiniment ouvert, semble se jouer sur le présent. Partout sonne le tocsin de l’urgence appelant à la nécessité d’un tournant radical. Et pourtant, personne ne se presse… Inertie, paresse, intérêt, clientélisme, incrédulité ? À moins que l’on ne joue à se faire peur ? Pour en juger, nous nous attacherons d’abord à une mise en perspective historique et philosophique pour aborder ensuite les questionnements de la pensée environnementaliste contemporaine dans sa diversité.

- Vendredi 3 avril
Jean-Michel Durand
« Comment se gèrent les finances d’une ville »

- Vendredi 24 avril
Pauline Delabroy-Allard, professeur au lycée Michelet à Vanves
« Ça raconte Sarah » (livre)
Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d’une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S.

- Vendredi 15 mai
Cécile Engrand, responsable du groupe astrophysique des solides au CNRS
« La formation de la Terre »
Les planètes rocheuses (dont la Terre) se sont formées par agglomération progressive et rapide de poussières dans le disque de gaz et de poussières qui orbitait autour du soleil jeune. La Lune s’est probablement formée par un impact d’un corps de la taille de Mars ayant percuté la Terre vers la fin de sa formation, alors que la Terre était déjà différentiée. La Lune se serait donc formée à partir du manteau terrestre, mais ce scénario présente encore des points inexpliqués. L’origine des océans sur Terre est également encore débattue. L’hypothèse la plus probable fait appel à un apport extraterrestre d’eau (initialement sous forme de glace) par des petits corps provenant des régions externes du disque protoplanétaire.

- Vendredi 29 mai
Jean-Pierre Navailles, professeur à l’Université de Paris XI, IUT de Sceaux
« Voyage de Monsieur Dumollet à Londres »
1- De la diligence au chemin de fer, le gîte et le couvert dans les auberges françaises et anglaises ;
2- Traversée à voile et à vapeur, aléas de la navigation et du débarquement, le mal de mer et comment s’en prémunir, la douane et les impedimenta ;
3- Conseils et mises en garde, recommandations des guides de voyage, pièges à éviter, mœurs locales à découvrir...