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Conférences à Sceaux (janvier à mai)

lundi 23 décembre 2019, par Toulouse, Michèle

Les conférences ont lieu à la salle des garages, le mardi de 15h à 17h

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- Mardi 7 janvier
Laurent Hassid, docteur en géographie - géopolitique
« Les conséquences géopolitiques du dérèglement climatique »
A partir de trois terrains différents (Maldives, Groenland et îles du Pacifique comme les Tuvalu ou les Kiribati), il s’agit ici de montrer de manière très concrète les conséquences dans le paysage, mais également pour les populations de la montée du niveau des mers et des océans. Certains de ces États songent déjà à déménager vers d’autres pays. L’idée est de s’interroger sur l’effet-domino de ces changements : multiplication des réfugiés climatiques, pression démographique sur des littoraux déjà densément peuplés, rivalités de pouvoir accrues...

- Mardi 14 janvier
Pierre Glaudes, agrégé et docteur ès lettres ; professeur de littérature française à Paris-Sorbonne
« Maupassant et le nihilisme »
La fascination du néant est au cœur de l’œuvre de Maupassant où elle fait passer parfois un souffle de terreur. Cette conférence a pour objet d’en dégager les caractéristiques essentielles, esthétiques, thématiques, éthiques qui justifient qu’on parle de nihilisme à propos de cet écrivain.

- Mardi 21 janvier
Roland Lehoucq, chercheur en astrophysique au CEA de Saclay
« Simulacres et illusions »
Dans le film Matrix (1999), Morpheus répond à la question « Qu’est-ce que la réalité ? » par « C’est ce que tu ressens, vois, goûtes ou respires, ce ne sont rien que des impulsions électriques interprétées par ton cerveau ». Nos sens sont-ils fiables ? Peuvent-ils nous abuser ? Ne faut-il pas s’en méfier ? Faut-il croire tout ce que nous voyons ? Embarquons pour une rêverie sur les mécanismes de la perception du cerveau humain, véritable machine à produire des simulacres. Mais attention, le monde pourrait aussi nous tromper !

- Mardi 28 janvier
Paul Grolleau, diplômé de Sciences-Po en philosophie et théologie, formateur auprès des associations
« La laïcité, tous en parlent mais de quoi parle-t-on ? »
La laïcité est à la une du débat public, au point de devenir parfois envahissante.Tout se dit et son contraire. Les simplifications caricaturales sont fréquentes ; les récupérations et instrumentalisations politiques ne sont pas absentes… Il est donc nécessaire de mettre un peu de raison là où règnent les passions. Le niveau d’ignorance et de méconnaissance est tel qu’un effort de sensibilisation et de formation sur ce qu’est la « laïcité à la française » s’impose : quelle en est la finalité ? Quelle en est l’histoire ? Quels en sont les fondements ?

- Mardi 4 février
Pierre Glaudes, agrégé et docteur ès lettres ; professeur de littérature française à Paris-Sorbonne
« Le sublime dans la dernière partie des Mémoires d’Outre-Tombe »
Dans la dernière partie des Mémoires d’Outre-Tombe, le livre sur Venise est l’occasion de donner une expression sublime à l’expérience mélancolique du passage et de la vanité de toutes choses. Cette conférence se propose d’étudier cette « splendeur de l’effacement » propre à Chateaubriand.

- Mardi 25 février
Jean Souchet, astronome
« Des exoplanètes aux quasars : évolutions récentes de l’astrophysique »

- Mardi 3 mars
Marie-Dominique Even, chercheuse au GSRL (Groupe Sociétés, Religions, Laïcités)
« Les pratiques religieuses des Mongols »
Les plus anciennes croyances des Mongols relèvent du chamanisme et de cultes lignagers paternels qui ignoraient dogmes et de clergé. Ceci facilita leur curiosité pour les religions universalistes – christianisme, islam, bouddhisme, taoïsme – avec lesquelles ils furent en contact au cours de leur histoire, notamment dans le cadre de l’empire fondé en 1206 par Gengis khan. L’élite dirigeante choisit finalement le bouddhisme tibétain, une religion qui devint la religion officielle des diverses populations mongoles à partir de fin du XVIe siècle. L’adoption du bouddhisme modifia profondément la culture mongole et les pratiques religieuses, traditions bouleversées par les persécutions du régime communiste au XXe siècle avant d’être remises à l’honneur et quelque peu « réinventées » après le tournant démocratique de 1990 et l’arrivée soudaine de diverses organisations religieuses et Églises transnationales après 1990.

- Mardi 10 mars
Elizabeth Denieul, guide conférencière
« Notre-Dame, un patrimoine meurtri »
Visite virtuelle de la cathédrale Notre-Dame de Paris : aspects historiques, artistiques et symboliques ; essai d’exposé des perspectives de sa restauration.

- Mardi 17 mars
Anne Amiot-Defontaine, guide conférencière
« Route de la soie : 1 - Le long des routes terrestres, à la découverte des hommes et des lieux »
Depuis l’Antiquité, parmi les routes reliant l’Orient et l’Occident, se trouve la Route de la Soie, route terrestre jusqu’au XVIe siècle, dans laquelle on peut voir la première « mondialisation » des échanges. Le long de cette route, de forteresse en caravansérail, de ville en oasis, sont acheminés bien sûr la soie, de grande valeur marchande, mais aussi le papier, la porcelaine, la laque, les épices, les pierres précieuses… et avec eux, des matériaux et des techniques, des idées et des hommes, tout un art de vivre qui va influencer l’art européen et les manières occidentales.

- Mardi 24 mars
Anne Amiot-Defontaine, guide conférencière
« Route de la soie : 2 - Le périple de la soie, de la Chine à la France »
La soie a mené une longue route, depuis son berceau chinois, jusqu’en Occident. Depuis ses origines, dans la Chine légendaire, jusqu’à Byzance aux premiers siècles de notre ère, la soie a exalté sa puissance et exercé une fascination sur les populations occidentales. L’Italie la fit sienne avec Marco Polo, avant que la France, à travers ses villes de Tours, puis de Lyon, ne se l’approprie. C’est ce périple que nous allons aborder pour comprendre comment la soie a bouleversé notre art de vivre de l’Antiquité au XVIe siècle.

- Mardi 31 mars
Jean-Christophe Guéguen, pharmacien
« Graines de vie... Graines voyageuses »
Les plantes ne marchent pas, cependant grâce à leurs graines, elles peuvent voyager loin. Le parachute du pissenlit en est un bel exemple. Les noix de coco peuvent parcourir des milliers de kilomètres en utilisant les courants marins. Les graines possèdent la triple fonction de perpétuer l’espèce, de la disséminer dans l’espace et d’en être la forme de protection. Chaque graine dont le destin est de germer, renferme un embryon vivant. Une graine de séquoia pesant quelques milligrammes engendrera un arbre de 100 m de haut pouvant peser 2000 tonnes et vivre plus de 3000 ans. Les graines occupent une place fondamentale dans l’alimentation humaine depuis l’invention de l’agriculture, à l’instar du blé, du maïs, du riz ou du millet.

- Mardi 21 avril
Virginie Gimaray, historienne de l’art ; diplômée de l’École du Louvre
« Les couples mythiques de l’art »
Gala et Dali, Sonia et Robert Delaunay, Rodin et Camille Claudel, Picasso et ses femmes… : les couples dans l’art fascinent. Car si l’artiste peut être perçu comme un génie solitaire, son inspiration s’épanouit souvent à la faveur d’une rencontre. Muse, rivale, complice, ange gardien… les figures de cette rencontre nous plongent au cœur du processus créatif.

- Mardi 28 avril
Elizabeth Denieul, guide conférencière
« L’histoire des Antilles françaises »

- Mardi 5 mai
Catherine Véran, libraire au Roi Lire
« Un métier : libraire »

- Mardi 12 mai
Frédéric Rosard, docteur en mathématiques, enseignant à Sciences-Po
« Peut-on croire les sondages ? »
Les sondages, c’est comme les horoscopes, personne n’y croit mais tout le monde les consulte. Depuis qu’en 1936, aux États-Unis, un certain George Gallup a compris qu’on pouvait avoir une réponse fiable en interrogeant un échantillon bien choisi, les instituts de sondages ont énormément prospéré. Ils font quotidiennement la une de l’actualité, sont omniprésents lors des élections, intéressent beaucoup le marketing et sont présents dans bien d’autres domaines. Qualifiés tour à tour d’inutiles, d’indispensables, d’agaçants, d’intrigants et de fascinants, les sondages méritent d’être lus avec intérêt, circonspection et attention.

- Mardi 19 mai
Laurent Ribadeau-Dumas, journaliste
« Les infox ou fake news »
Les fausses nouvelles ont toujours existé. Les exemples dans l’Histoire abondent : les accusations de Philippe Le Bel contre les Templiers (au début du XIVe siècle), les libelles contre Marie-Antoinette, le « bourrage de crâne » entre 1914 et 1918… Mais depuis le début du XXIe siècle, la montée en puissance d’Internet et le développement des réseaux sociaux ont donné à ces fausses informations et aux théories conspirationnistes une énorme caisse de résonance. Il s’agira d’expliquer comment cette évolution a pu se produire : grâce notamment au développement de technologies de plus en plus sophistiquées. Il s’agira aussi d’expliquer pourquoi : en raison notamment de la globalisation qui rapproche le monde tout en le compartimentant.

- Mardi 26 mai
Philippe Fuchs, professeur à Mines ParisTech
« Les usages professionnels et grand public de la réalité virtuelle »
Je n’aborderai que très peu l’aspect scientifique et parlerai surtout des usages de la réalité virtuelle aussi bien pour des applications professionnelles que pour les usages grand public.