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Conférences à Fontenay-aux-Roses (janvier à mai)

samedi 8 décembre 2018, par cuf.fournier

Les conférences ont lieu à la médiathèque, le vendredi de 15h à 17h.

- Vendredi 11 janvier
Jean-Christophe Gueguen, docteur en pharmacie ; pharmacien industriel
« Petite histoire de la pomme de terre : un tubercule bien singulier »
Cette présentation raconte l’histoire de cette « curiosité botanique » que l’on consomme aujourd’hui sur tous les continents. Domestiquée il y a 10 000 ans au Pérou, sur l’Altiplano, par les amérindiens, la pomme de terre va constituer avec le maïs la base de l’alimentation des incas qui lui donnent le nom de « papa ». Elle sera introduite en Espagne au 16e siècle par les Conquistadors. Objet de curiosité pour les botanistes et les moines, elle est d’abord considérée comme un médicament. Accusée de provoquer la peste ou la lèpre, elle est longtemps jugée comme impropre à la consommation humaine. Ce seront les guerres et les famines qui seront à l’origine de sa culture comme plante alimentaire. Au 18e siècle, elle fait l’objet d’un véritable engouement de part la facilité de sa production. Dans notre pays, c’est un pharmacien militaire, Antoine Augustin Parmentier (1737-1813), qui va assurer son succès. Pendant la révolution industrielle elle sera l’aliment de base des classes ouvrières. De nos jours on en consomme encore 50 kg par habitant et par an dans l’Hexagone. La « papa » inca, toujours indémodable est devenue intemporelle et universelle.

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- Vendredi 18 janvier
Olivier Pigott, professeur de musique
« Opéra et politique »

- Vendredi 25 janvier
Jean Michel Derex, docteur en histoire ; diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris
« 1870 : les Parisiens inventent une "gastronomie" de siège »

- Vendredi 2 février
Jean-Luc Guichet, professeur de philosophie
« L’animal... une mode de plus ? »
Le lien de l’homme et des animaux, lien immémorial, semble être entré aujourd’hui dans une phase nouvelle. De manière bien plus radicale que naguère, le rapport d’exploitation est mis en cause. Que penser de cette nouvelle donne ? Se soucier des animaux n’est-il qu’une mode de plus ? Pour en juger, nous nous attacherons d’abord à une mise en perspective historique et philosophique, préalable requis pour comprendre la spécificité de la situation contemporaine.

- Vendredi 8 février
Jean Souchay, astronome
« Les missions sur la planète Mars : énigmes et certitudes »

- Vendredi 15 février
Elisabeth Anscutter, secrétaire du Bureau de l’Union des Compositeurs de Musiques de Films
« On vous embobine l’oreille ! »
Que pensez-vous de James Bond accompagné de la musique de Harry potter ? Psychose serait-il réussi sur une musique de western ? Et l’arrivée de Dark Vador jouée à la flûte à bec accompagné d’une harpe ? Quelle est la place de la musique de film au cinéma ? Comment arrive-t-elle à transformer notre ressenti de l’image ?

- Vendredi 22 février
Bernard Laurent, directeur général des services à la mairie de Fontenay-aux-Roses
« La gestion d’une ville, principales problématiques face aux besoins de la population et à l’évolution des structures territoriales »

- Vendredi 15 mars
Michèle Barbe, Professeur émérite de l’université Paris-Sorbonne. Responsable et fondatrice du groupe de recherche « Musique et Arts plastiques »
« De la musique à l’image : Lélio ou Le retour à la vie de Berlioz interprété en gravure par Fantin-Latour »
À l’occasion du 25e anniversaire de la mort de Berlioz en 1895, les concerts Colonne interprètent au Châtelet Épisode de la vie d’un artiste qui comprend la Symphonie fantastique et le mélodrame Lélio. La même année, le peintre Henri Fantin-Latour (1836-1904) grave en hommage à Berlioz une lithographie intitulée A Berlioz dans laquelle il inscrit, sur portée, le thème du « Chant de bonheur » de Lélio.
En cette année du 150e anniversaire de la mort de Berlioz (1803-1869), nous avons choisi de présenter Lélio, une œuvre de jeunesse peu connue du compositeur, et de mettre en parallèle la lithographie de Fantin-Latour qui s’en inspire. En quoi cette gravure éclaire-t-elle la signification du mélodrame de Berlioz ? 

- Vendredi 22 mars
Jean Delabroy, professeur de littérature française et comparée
« Les Sonnets de W. Shakespeare, ou la Poésie à l’aventure de la Beauté »
(Dans le cadre du « Printemps des poètes »)

- Vendredi 29 mars
Michele Brunelli, professeur d’histoire des relations internationales à l’université de Bergame
« L’Italie et ses trois Républiques. Un voyage dans la complexité de la politique italienne »

- Vendredi 5 avril
Alain Soubigou, maître de conférences à Sorbonne-Paris 1
« Georges Clemenceau : 1841-1929. La victoire et l’ingratitude »

- Vendredi 12 avril
Henri Ménudier, professeur ; spécialiste des relations franco-allemandes
« L’Allemagne d’Angela Merkel »

- Vendredi 19 avril
Françoise Sauer, professeur d’histoire-géographie
« Gutenberg, inventeur de l’imprimerie »

- Vendredi 10 mai
Jean-Pierre Navailles, professeur à l’Université de Paris XI, IUT de Sceaux
« Regards d’hommes sur les femmes au XIXe siècle et à la Belle Époque »
Ces regards masculins sont souvent machistes sur la femme, l’épouse, la cocotte, le bas-bleu, la féministe... Iconographie puisée essentiellement dans la presse satirique de l’époque.

- Vendredi 17 mai
Cécile Engrand, responsable du groupe astrophysique des solides au CNRS
« Poussières de comète : Antarctique et Rosetta »
Issues des régions lointaines du système solaire, les comètes constituent les meilleures archives de la matière du nuage moléculaire ayant servi à la formation du système solaire. La poussière cométaire tombe sur Terre et peut être collectée dans des milieux propres comme la neige antarctique. La mission Rosetta a par ailleurs analysé in situ la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. L’analyse de ses poussières nous informe sur la matière ayant servi à la formation planétaire et suggère un possible rôle dans l’apparition de la vie sur Terre.

- Vendredi 24 mai
Maryline Sellier, professeur d’égyptologie ; guide-conférencière
« La vie quotidienne au temps des pharaons »
« L’Egypte est un don du Nil » affirmait l’historien grec Hérodote. En effet, ce fleuve nourricier et ses crues annuelles ont permis à l’une des civilisations les plus brillantes d’éclore et de perdurer pendant des millénaires. De nos jours, la culture pharaonique est synonyme de mystères et de trésors archéologiques enfouis dans les sables du désert, mais n’oublions pas qu’il s’agit d’abord d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont vécu, aimé, prié, travaillé et joué le long d’un fleuve et sur ses îles. Décors peints dans les tombes, écrits sur papyrus et objets de la vie quotidienne nous entraînent vers un autre temps et un autre lieu. Ils sont de vibrants témoignages de la manière dont les gens vécurent il y a plus de 3000 ans sur les bords du Nil.