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Conférences à Sceaux (octobre à décembre)

lundi 12 novembre 2018, par Toulouse, Michèle

Les conférences ont lieu à la salle des garages, le mardi de 15h à 17h

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- Mardi 16 octobre
Marion Noulhiane, professeur-chercheur en neuropsychologie à Paris V – Descartes
« Langage et cerveau (1/3) »
Traiter du langage chez l’humain est un vaste chantier, car on se trouve au carrefour de plusieurs disciplines, sciences sociales, biologie, neurosciences, anthropologie, communication, culture… Au cours de ces trois conférences, nous aborderons le langage chez l’Humain selon une approche pluridisciplinaire associant la neurobiologie et la cognition afin d’aborder plusieurs aspects de cette fonction cognitive. La partie 1 sera consacrée aux spécificités du langage chez l’humain et aux aspects psycholinguistiques. La partie 2 abordera les bases cérébrales du langage. La partie 3 visera le développement du langage chez l’enfant.

- Mardi 6 novembre
Catherine Cessac, directrice de recherche émérite au CNRS en musicologie
« La vie, le milieu artistique et intellectuel de la duchesse du Maine »
(conférence organisée en partenariat avec Catherine Véran, libraire au Roi Lire)
Petite-fille du Grand Condé, princesse du sang, fière de sa naissance et ambitieuse à la mesure de cette dernière, Louise-Bénédicte de Bourbon est mariée au duc du Maine, fils bâtard de Louis XIV et de Mme de Montespan. Elle refuse de se plier à l’étiquette versaillaise et s’en affranchit dès que possible, préférant créer, au risque de choquer son propre monde, ses propres codes et sa propre cour. Ce vœu se réalise lorsqu’elle s’installe au château de Sceaux en 1700 qu’elle va marquer fortement de son empreinte, notamment lors des Grandes Nuits de Sceaux (1714-1715) liées aux événements politiques du moment, à savoir la succession de Louis XIV. Durant toute son existence, la duchesse du Maine manifeste un vif intérêt pour les arts et pour les sciences. De son vivant, elle fit couler beaucoup d’encre, de la plus claire à la plus noire, suscita des jugements contrastés, voire contradictoires, à l’image de sa personnalité. Mais elle a été aussi unanimement louée pour la justesse de son goût et de son jugement.

- Mardi 13 novembre
Jean-Michel Durand, ESCP de Paris et spécialiste d’histoire et de géographie économique
« Le(s) traité(s) de Versailles »
Pourquoi la Première Guerre Mondiale de 14-18 s’est -elle arrêtée sur le territoire français ? Fallait-il annexer la rive gauche du Rhin comme Foch le préconisait ? Pourquoi les USA imposèrent-ils les 14 points de Wilson tout en refusant de ratifier le traité ? Versailles fut-il un diktat des Alliés face aux vaincus et, en cela, ces accords imposés furent-ils responsables de la Seconde Guerre Mondiale ? La Société des Nations (SDN) ancêtre de l’ONU ? Début des relations diplomatiques multipartites ? Quelles conséquences en Europe, encore aujourd’hui, 100 ans après ?

- Mardi 20 novembre
Katia Buffetrille, ethnologue, chercheur à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes
« Pèlerinages autour des montagnes sacrées du Tibet »
Les montagnes au Tibet sont certes, une réalité géographique, mais elles constituent, en outre et surtout, un substrat religieux indestructible, et cela depuis des temps lointains. Les conceptions que les Tibétains ont des montagnes, ainsi que les fonctions qu’ils leur attribuent ont changé au cours du temps, mais leur importance ne s’est guère démentie. Elles sont, de nos jours encore, l’objet de pèlerinages dans lesquels se mêlent croyances bouddhiques et non-bouddhiques. Cette communication montrera cette évolution des conceptions et la persistance de croyances anciennes qui jouent toujours un rôle important dans la vie des Tibétains.

- Mardi 27 novembre
Marion Noulhiane, professeur-chercheur en neuropsychologie à Paris V – Descartes
« Langage et cerveau (2/3) »

- Mardi 4 décembre
Laurent Hassid, docteur en géographie - géopolitique
« La péninsule coréenne »

- Mardi 11 décembre
Marion Noulhiane, professeur-chercheur en neuropsychologie à Paris V – Descartes
« Langage et cerveau (3/3) »

- Mardi 18 décembre
Pierre Glaudes, professeur de littérature française à la Sorbonne
« Mérimée et le fantastique : La Vénus d’Ille »
Écrivain sceptique et ironique, Mérimée est le promoteur d’un fantastique bien différent de celui de Gautier, qui joue avec les certitudes rationnelles et confronte l’esprit aux vertiges de l’incompréhensible. Cette conférence a pour objet de présenter cet autre aspect du fantastique de l’âge romantique.