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Conférences à Fontenay-aux-Roses (octobre à décembre)

vendredi 25 octobre 2019, par Toulouse, Michèle

Les conférences ont lieu à la médiathèque, le vendredi de 15h à 17h.

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- Lundi 7 octobre : Rentrée solennelle au cinéma Le Scarron de Fontenay-aux-Roses à 14h 30 — Entrée libre et gratuite. Conférence suivie à 17h d’un pot convivial

Eric Seys, flûtiste ; professeur de musique de chambre
« La flûte à travers les âges »
La flûte traversière : évolution de la facture et son répertoire de l’époque baroque à aujourd’hui. Cette conférence sera illustrée de documents sonores : Eric Seys interprétera quelques œuvres illustrant son propos.

- Vendredi 11 octobre
Jean-Christophe Gueguen, docteur en pharmacie ; pharmacien industriel
« La fantastique histoire de l’humanité »
Notre histoire commence il y a 70 millions d’années dans la canopée d’arbres pourvoyeurs de fruits. Au sein des mammifères, la lignée des primates prend son essor alors que les dinosaures règnent encore sur la Terre. Leur anatomie s’est modifiée. Les membres antérieurs et postérieurs pentadactyles s’équipent de pouces opposables destinés à saisir les fruits et les graines. Les griffes disparaissent au profit d’ongles ce qui augmente la dextérité. Ils se dotent d’une vision stéréoscopique qui permet d’analyser l’environnement. Leur destin a failli basculer à plusieurs reprises. Leur addiction au sucre leur a fait perdre la capacité de fabriquer la vitamine C. Il y a 10 millions d’années en Afrique, deux lignées vont se séparer, celle du chimpanzé et celles de formes pré-humaines. De ce bouquet de pré-humains émergera il y a 2,5 millions d’années, le genre Homo. Plusieurs lignées humaines vont alors se côtoyer, se métisser et voyager sur tous les continents. Aujourd’hui nous sommes les seuls héritiers de toutes ces lignées disparues. Saurons-nous mériter au futur le qualificatif de sapiens ?

- Vendredi 18 octobre
Cécile Gnahoré-Barata, professeur de géographie
« Le Sahara, un désert habité et mondialisé »

- Vendredi 8 novembre
Serge Lebel, spécialiste en cryptologie
« L’histoire de la cryptologie, de la seconde guerre mondiale jusqu’à nos jours »
Mon message principal sera le même que lors de la première conférence : la cryptologie est une science qui a changé le cours de l’histoire et qui maintenant, change notre société. Elle pose alors des questions sociétales nouvelles.
J’y aborderai quelques événements militaires ou politiques de cette période, auxquels la cryptologie a contribué. Mais aussi (et peut-être surtout), je parlerai des applications cryptologiques d’aujourd’hui telles que la blockchain et les cryptomonnaies (Bitcoin, Ethereum...), le filigranage électronique des œuvres numériques pour la protection du droit d’auteur, la signature électronique pour l’imputabilité, l’horodatage...

- Vendredi 15 novembre
Eric Talladoire, membre de l’unité de recherche de l’archéologie des Amériques
« La science au service de l’archéologie : nouvelles découvertes au Petén »
Les techniques modernes (SIG, LiDAR) permettent d’obtenir des résultats spectaculaires en archéologie qui semblent révolutionner la recherche. Il ne faut cependant pas confondre outils et résultats. Les récentes publications de photos LiDAR montrent au Petén un paysage totalement anthropisé, avec des découvertes de premier plan. Il ne faut cependant pas oublier la dimension chronologique. Une photo similaire de Paris mettrait sur le même plan les arènes de Lutèce, Notre Dame, le Louvre, l’Arc de Triomphe et le quartier de la Défense. Seule la fouille, donc le travail de terrain permet d’obtenir la dimension chronologique essentielle pour intégrer les chaines de causalité.

- Vendredi 22 novembre
Olivier Pigott, professeur de musique
« Opéra et politique »

- Vendredi 29 novembre
David Beaurain, attaché de conservation du patrimoine ; chargé de recherches et d’études
« Les Colbert collectionneurs »
Ministre tout-puissant de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) et son fils aîné, le marquis de Seignelay (1651-1690), furent d’importants mécènes et collectionneurs d’œuvres d’art. Créateur du Domaine de Sceaux, le Grand Colbert ordonna la construction du pavillon de l’Aurore, qu’il fit décorer par Charles Le Brun. Seigneur de Sceaux après son père, Seignelay lança de nouveaux projets d’embellissement à Sceaux. Il fut surtout le plus grand collectionneur de petits bronzes et de tableaux des écoles française et italienne à la fin du XVIIe siècle...

- Vendredi 6 décembre
Françoise Lullier et Véronique Cléon, conteuses de l’Age d’Or
« De l’Arbre des origines à l’Arbre contemporain »
L’arbre était sur terre bien avant l’homme. Dans certaines civilisations c’est même de son bois qu’un dieu créateur a tiré l’homme.
Du berceau au cercueil il accompagne toute la vie de l’être humain. Il peut se faire protecteur ou nourricier, ultime refuge lors de métamorphoses ou pour accueillir des âmes. Sans lui, nous n’existerions plus...

- Vendredi 13 décembre
Jean-Christophe Gueguen, docteur en pharmacie ; pharmacien industriel
« Petite histoire de la pomme de terre : un tubercule bien singulier »
Cette présentation raconte l’histoire de cette « curiosité botanique » que l’on consomme aujourd’hui sur tous les continents. Domestiquée il y a 10 000 ans au Pérou, sur l’Altiplano, par les Amérindiens, la pomme de terre va constituer avec le maïs la base de l’alimentation des Incas qui lui donnent le nom de « papa ». Elle sera introduite en Espagne au 16e siècle par les Conquistadors. Objet de curiosité pour les botanistes et les moines, elle est d’abord considérée comme un médicament. Accusée de provoquer la peste ou la lèpre, elle est longtemps jugée comme impropre à la consommation humaine. Ce seront les guerres et les famines qui seront à l’origine de sa culture comme plante alimentaire. Au 18e siècle, elle fait l’objet d’un véritable engouement de part la facilité de sa production. Dans notre pays, c’est un pharmacien militaire, Antoine Augustin Parmentier (1737-1813), qui va assurer son succès. Pendant la révolution industrielle, elle sera l’aliment de base des classes ouvrières. De nos jours on en consomme encore 50 kg par habitant et par an dans l’Hexagone. La « papa » inca, toujours indémodable est devenue intemporelle et universelle.

- Vendredi 20 décembre
Jean Pruvost, directeur éditorial des éditions Honoré Champion
« Les secrets des mots de la langue française »
Que savons-nous vraiment des mots que nous utilisons chaque jour ? Est-il imaginable de conter ses sous sans faire de faute ? Peut-on porter une calvardine tout en restant élégant ? Comment dénommer la femelle du boa ? Et si je verlanise, c’est grave docteur ?