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Conférences à Sceaux de janvier à mai

mercredi 22 novembre 2017, par Toulouse, Michèle

Les conférences ont lieu à la salle des garages, le mardi de 15h à 17h

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- Mardi 9 janvier
Jean Delabroy, professeur de littérature française et comparée
Chateaubriand, sa vie et son œuvre

- Mardi 16 janvier
Marion Noulhiane, MCU-HDR Neurosciences / Professeur-chercheur à Paris V – Descartes
Les troubles de la mémoire (à partir de pathologies chez l’enfant et l’adulte)

- Mardi 23 janvier
Hélène Harter, professeur d’histoire contemporaine (USA – Canada)
L’état de l’économie américaine

- Mardi 30 janvier
Jean Delabroy, professeur de littérature française et comparée
Chateaubriand : Les Mémoires d’Outre-Tombe

- Mardi 6 février
Marie-Dominique Even, chercheuse au GSRL (Groupe Sociétés, Religions, Laïcités)
L’histoire des Mongols : de la suzeraineté mandchoue à la souveraineté retrouvée (XVIIe-XXIe siècles) – 1e partie

- Mardi 13 février
Marie-Dominique Even, chercheuse au GSRL (Groupe Sociétés, Religions, Laïcités)
L’histoire des Mongols : de la suzeraineté mandchoue à la souveraineté retrouvée (XVIIe-XXIe siècles) – 2e partie
La conférence abordera la période où les Mongols deviennent les vassaux de l’empire mandchou des Qing (qui domine la Chine de 1644 à 1911, c’est la dernière dynastie qui a régné, qui n’était pas chinoise) et la séparation entre une « Mongolie-Intérieure » au sud et une « Mongolie-Extérieure » au nord ; puis les événements du XXe siècle : déclaration d’indépendance en 1911, alliance avec la Russie puis l’URSS face aux prétentions chinoises, qui permet à la Mongolie d’éviter l’intégration par la force, période soviétique de 1921-24 à la transition démocratique de 1990 et enfin la Mongolie contemporaine depuis 1990.
Cela permet de replacer dans leur contexte les grandes mutations qu’ont connues les Mongols.

- Mardi 6 mars
François De Sesmaisons, docteur en histoire
Les chevaliers hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, dits de Malte ou 9 siècles de la plus ancienne ONG humanitaire
Nous suivrons l’Ordre souverain de Malte depuis le Royaume latin de Jérusalem, le Krac des Chevaliers en Syrie et Saint-Jean-d’Acre jusqu’aux îles de Malte puis à Rome, en passant par Chypre et l’archipel de Rhodes à 2 miles de la Turquie... Ce cheminement amène à évoquer aussi des conséquences sur les équilibres toujours fragiles tant du 2nd éclatement du catholicisme à partir de 1517 et de la lente déchristianisation du tissu social français à partir de la fin du XVIe siècle que de l’affaiblissement des Républiques de Venise et de Gênes, de la 1ère nationalisation des biens ecclésiastiques (11.1789) et de la campagne égyptienne de Buonaparte.

- Mardi 13 mars
Anne Amiot-Defontaine, guide-conférencière
Moyen Age – Quand la couleur anime l’architecture, sculpture, vitrail et fresque répondent à l’appel...

-  Mardi 20 mars
Michele Brunelli, professeur d’histoire des relations internationales à l’université de Bergame
La Syrie  : les coûts de la guerre, les dividendes de la paix
La Syrie est entrée dans sa septième année de guerre. Pendant cette longue période, les évolutions sur le terrain ont été multiples, comme les plans de paix et comme les intérêts nationaux des grandes puissances et des acteurs régionaux qui ont soufflé sur le feu du conflit. On parle toujours des implications de caractère géopolitique de la crise syrienne, mais on oublie souvent les conséquences au niveau social que ce conflit a eu et qu’il continue à avoir. Aujourd’hui on cherchera à décrire ce que la Syrie est devenue, les coûts sociaux et économiques du conflit et ceux de la reconstruction, ainsi que les perspectives futures que les mêmes acteurs qui ont contribué à prolonger le conflit, mettent sur la table de la paix.

- Mardi 27 mars
Pierre Glaudes, professeur de littérature française à Paris-Sorbonne
Folantin et le désœuvrement (à partir de la nouvelle A Vau l’eau de Huysmans)
Dans sa nouvelle, À vau-l’eau, Joris-Karl Huysmans pousse le naturalisme à ses limites, en prenant pour personnage principal un fonctionnaire à la vie étriquée. Mais, derrière l’apparente insignifiance de cette vie faite de répétition et d’ennui, on découvre les linéaments d’un mythe moderne aux dimensions métaphysiques.

- Mardi 3 avril
Vincent Milliot, professeur d’histoire moderne à l’Université de Caen
L’admirable police : Tenir Paris au siècle des Lumières
Exerçant son action du cabaret au salon, du bordel à la loge maçonnique, la police de Paris serait-elle « la plus parfaite », comme certains le proclament au siècle des Lumières, pour tenir une aussi grande ville d’Europe ? La vaste réforme impulsée au temps de Colbert en 1666-1667 ne se limite pas à la création de la lieutenance générale de police. Tout au contraire, elle inaugure une dynamique de transformation des pouvoirs policiers parisiens : il s’agit d’améliorer le recrutement et les pratiques des commissaires au Châtelet, des inspecteurs et des auxiliaires, ces « mouches » et espions qui fréquentent les « petits cafés » et les lieux louches, tous métamorphosés en « bons ouvriers » de la sûreté publique.

- Mardi 10 avril
Caroline Gyss, chargée de recherche au CNRS, sinologue au GSRL (groupe sociétés, religions, laïcité)
Trois religions n’en font qu’une : confucianisme, taoïsme et bouddhisme dans l’histoire de Chine
L’empereur de Chine, en sa qualité de fils du Ciel, protège et accorde son soutien à tous les systèmes de pensée et toutes les religions qui renonçant à l’exclusivité, coexistent et se développent dans un climat d’harmonie qui n’exclut pas l’émulation, les emprunts et la concurrence. Au travers des 3 principaux courants : Confucianisme, Taoïsme et Bouddhisme, dont l’adage dit que « Les Trois religions n’en font qu’une » ou que « Les Trois religions ont la même source », on observera la structuration du système religieux chinois au cours de l’histoire, ainsi que la spécialisation au sein de la société de chacun des courants.

- Mardi 15 mai
Olivier Macaux, docteur ès lettres modernes ; conférencier littéraire
Romain Gary, écrivain humaniste
Emigré russe, arrivé en France à l’âge de treize ans, Romain Gary a connu un destin exceptionnel, de son engagement dans la France libre en juin 1940 à sa carrière de diplomate en Europe et aux Etats-Unis. Il a mené en parallèle une carrière d’écrivain, obtenant notamment une reconnaissance publique avec  Les Racines du ciel (prix Goncourt 1956) et le récit autobiographique, La Promesse de l’aube (1960) où il raconte son enfance et trace le portrait d’une mère exigeante et passionnée. Auteur populaire, souffrant du mépris des milieux intellectuels, Gary décide, au début des années soixante-dix, d’écrire sous le pseudonyme d’Emile Ajar. Il connaît de nouveau le succès et obtient même un second prix Goncourt en 1975 avec La Vie devant soi. La mystification n’est révélée qu’après le suicide de l’écrivain en 1980. Nous montrerons la cohérence de cette œuvre empreinte d’humanisme et d’humour où, dans une langue claire et énergique, Gary a su témoigner des bouleversements historiques majeurs du XXe siècle et dénoncer le règne de la barbarie et des totalitarismes.

- Mardi 22 mai
Daniel Loker, professeur honoraire de génétique à l’université d’Orléans La Source
L’eugénisme ou le côté obscur de la génétique

- Mardi 29 mai
Suzanne Bourdet, professeur agrégée ; membre du groupe recherche-enseignement Hands-On-Universe
Augustin Fresnel, homme de lumière (ingénieur polytechnicien et physicien français, 1788-1827)
Des irisations des ailes des papillons (et autres jeux de lumière dans la nature) aux hologrammes qui protègent les billets d’euros (et autres techniques d’optique récentes), nous vous proposons une fête de la lumière où la théorie ondulatoire dont Augustin Fresnel est le père, est accessible à tous, aussi bien dans notre vie quotidienne que dans les fleurons de l’optique ondulatoire contemporaine. Nous y ajouterons un tour du monde des phares maritimes, géants bienveillants dotés de lentilles très spéciales, inventées aussi par A. Fresnel et réalisées pour Fresnel par une famille d’artisans verriers au nom prédestiné, Messieurs Soleil. Ce sont ces mêmes lentilles que l’on utilise aujourd’hui dans certains instruments de l’astronomie moderne ou pour l’optimisation de centrales solaires.