Accueil > Saison 2017 - 2018 > Conférences à Fontenay-aux-Roses (1er trimestre)

Conférences à Fontenay-aux-Roses (1er trimestre)

mercredi 14 juin 2017, par Toulouse, Michèle

Les conférences ont lieu à la médiathèque, le vendredi de 15h à 17h.

Version imprimable

- Lundi 2 octobre : Rentrée solennelle au Cinéma « Le Scarron » à 14h 00
Entrée libre et gratuite. Conférence suivie à 17h d’un pot convivial au Foyer du Théâtre des Sources
Michele Brunelli, professeur d’histoire des relations internationales à l’université de Bergame
« Un Persan à la Cour du Roi Soleil. La bizarre mission de Mohammad Reza Beg à Versailles »
En 1714, un haut fonctionnaire de la cour safavide, Mohammad Reza Beg, fut chargé par son Shah d’une mission diplomatique à Versailles, dans le but de renforcer les relations entre la Perse et la France. Parti d’Erivan au mois de mars de cette année, après une série de mésaventures dans les territoires ottomans, il arrive à Marseille en Octobre. De la Méditerranée, il commence un lent voyage vers Paris et puis Versailles où il sera reçu par le Roi Soleil. Pendant son expédition, Mohammad démontrera tout son caractère colérique et capricieux, ainsi que ses nombreux vices. Pendant son séjour, il laissera un faible souvenir des coutumes persanes à une bourgeoisie et une noblesse à la recherche de distractions. Cependant la nouveauté de l’orientalisme ne sera pas suffisante pour lui épargner un jugement très critique, soit de la part de ses contemporains, soit par les commentateurs des siècles à venir. Le voyage de Reza Beg reste un témoignage historique important, car il s’agit de la première ambassade persane officielle en France et parce que, par les différentes sources d’archives, on peut apprécier le premier impact de la connaissance de « l’autre » par les Français, à travers les us et les coutumes, les actions et les aventures de ce personnage controversé.

- Vendredi 6 octobre
Jean-Christophe Gueguen, docteur en pharmacie ; pharmacien industriel
« Les champignons, un univers fascinant »
Un monde sans champignon ?
Difficile d’imaginer un monde sans champignon. Aussi innombrables, qu’invisibles, ils sont partout. Leurs différents modes de vie et leur résistance, leur ont permis de s’adapter à tous les environnements, pour coloniser la quasi-totalité de la planète, aussi bien sur les continents, qu’au plus profond des abysses. Les champignons ne se limitent pas seulement à ces chapeaux colorés que nous cueillons dans les bois ou les prés au fil des saisons. Sans eux plus de pain, de bière, de vin, de fromages, de café ou de chocolat.
Que ferions nous sans ces champignons qui nous fournissent de précieux antibiotiques, des statines pour réguler le cholestérol, des vaccins ou des immunosuppresseurs pour les greffes d’organes ? Et que dire de cette relation amoureuse qui unit les plantes et les champignons dans un « web souterrain » depuis plus de 400 millions d’années ? Sans cette idylle secrète, plus de bolets, de morilles et autres chanterelles, les plantes manqueraient de nutriments et les rendements des récoltes seraient catastrophiques.
Ces travailleurs infatigables transforment chaque automne les feuilles en humus pour éviter que les arbres ne s’étouffent sous des tonnes de litière. Sous la forme de lichens, ils ont permis de teindre les tissus pendant des millénaires. Et que dire de la truffe ce « diamant noir » dont le prix au kilogramme s’envole sur les marchés ?
Ils ont cependant leur côté obscur avec certaines espèces qui peuvent être pathogènes pour les plantes ou les animaux. Chaque année ils dévastent 80 % de nos cultures, détruisent des forêts, menacent la biodiversité et plus particulièrement les grenouilles et les chauve-souris. Certains s’en prennent également à nos habitations, nos meubles, nos livres. D’autres s’attaquent à notre peau, nos ongles ou nos cheveux, quand ils ne pénètrent pas dans nos poumons. Seule une parfaite connaissance de leurs modes de vie pourra assurer l’avenir de l’humanité.
Nous vous invitons à plonger dans cet univers encore méconnu, riche de beauté et qui nous fascine depuis l’enfance à travers les livres, les contes et les légendes.

- Vendredi 13 octobre
Elisabeth Brisson, agrégée et docteur en histoire
« Rückert Lieder de Mahler »
Comment les lieder composés par Gustave Mahler (1860-1911) autour de 1900 sur des poèmes de Rückert sont la voie royale pour découvrir une dimension secrète de ce compositeur ? En quoi la délicatesse de leur musique, indissociable d’une grande intensité émotionnelle, dévoile un aspect occulté de Mahler, célèbre avant tout comme compositeur de symphonies titanesques ?

- Vendredi 20 octobre
Jean-Michel Durand, chef d’entreprise
« Guynemer, réalité ou mythe ? »

- Vendredi 10 novembre
Laurent Hassid, docteur en géographie - géopolitique
« Les enjeux migratoires »

- Vendredi 17 novembre
Jean-Michel Derex, docteur en histoire ; diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris
« Les bois de Vincennes et de Boulogne »
Nous sommes tous allés nous promener dans les bois de Vincennes et de Boulogne. Mais connaissons-nous leur histoire ? Vieux de plus de mil ans, les bois qui nous sont familiers ont été aménagés au Second Empire. Conçus tous les deux comme promenade pour les Parisiens, ces bois sont cependant très différents : l’un est celui de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie, l’autre est celui du peuple de Paris. Que reste-t-il de cet héritage aujourd’hui ?

- Vendredi 24 novembre
Jean-Pierre Navailles, professeur à l’université de Paris XI, IUT de Sceaux
« Exil, exode, asile : quelques exemples au 19e siècle »
L’Angleterre a joué un rôle récurrent dans l’exil des princes, rois ou empereurs français tout au long du 19e siècle. Par un échange de bons procédés, les célébrités britanniques en délicatesse avec leurs créanciers ou la morale victorienne, ont trouvé asile de l’autre côté du Channel. Mais quid des forces contraires : fuite, attrait, accueil, rejet qui sous-tendent les grands mouvements migratoires au 19e siècle ?

- Vendredi 1er décembre
Jean-Christophe Gueguen, docteur en pharmacie ; pharmacien industriel
« Le biomimétisme : s’inspirer de la nature pour un développement durable »
Le monde vivant a fait preuve en 3,8 milliards d’années, de son efficacité et de son adaptabilité. Son service de Recherche et Développement n’a pas attendu l’arrivée de l’homme pour innover. Saviez-vous que le velcro est le résultat de l’observation d’une plante " accrocheuse ", la Bardane ? Saviez-vous que la coquille St Jacques est à l’origine de l’invention de la tôle ondulée ? Saviez-vous que le martin pêcheur a permis de mettre au point le TGV japonais ?
Le biomimétisme observe et s’inspire de la nature pour produire des applications respectueuses de l’environnement. Depuis des centaines d’années, les inventeurs, les ingénieurs, les architectes, les scientifiques, s’inspirent des plantes et des animaux. Dans un futur proche, le biomimétisme aura des implications fascinantes dans notre vie au quotidien.

- Vendredi 9 décembre

Gwenaëlle Abolivier, journaliste et auteure
« Qui a vu Monsieur Corbu ? (Le Corbusier) »
Gwenaëlle Abolivier a vécu une semaine en immersion au Corbu, entendez par là « La Maison Radieuse » de Rezé, située à quelques encablures de Nantes. Tel un paquebot échoué sur les bords de Loire, ce bâtiment gris béton, aux façades polychromes fait partie des grands ensembles mythiques. Aimé ou détesté, il ne laisse pas indifférent par sa hauteur et sa présence massive dans le paysage. En juin 2015, l’Unité d’Habitation imaginée par Charles-Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier, a soufflé ses soixante bougies. Occasion de comprendre en quoi ce lieu, imaginé par l’architecte et urbaniste de référence mondiale est considéré comme une utopie réalisée, qui favorise le vivre ensemble. L’histoire de la construction, sa conception, l’Association des habitants sont autant d’éléments qui ont mené à cette réussite qui perdure, contre vents et marées, faisant de cette unité une exception. Au cours de sa conférence, Gwenaëlle Abolivier fera entendre des extraits de son grand reportage diffusé sur France Inter et projettera des photos du lieu.

- Vendredi 16 décembre
Françoise Lullier et Hélène Vermeulin, conteuses de l’Age d’Or
« Des vieux d’antan aux personnes âgées d’aujourd’hui, un parcours dans le réel et dans l’imaginaire du conte »
Sagesse ou folie, charge pour la société ou richesse ? Que nous disent les contes sur le grand âge ? Jeunisme, solitude ou abandon des personnes âgées, conseils des anciens, couples à réinventer après de nombreuses années de vie commune, aide aux jeunes générations ou repli égoïste, tous ces sujets de réflexion de notre société contemporaine sont déjà présents dans les contes et récits depuis la mythologie jusqu’aux collectes récentes. Ils nous disent avec humour ou émotion ce que nous sommes aujourd’hui.

- Vendredi 23 décembre
Olivier Guion, professeur au conservatoire d’Antony, compositeur et chef d’orchestre
« Mozart  : les trois dernières symphonies – Une singulière trilogie »
Auteur de 41 symphonies, Mozart compose aux printemps-été 1788 et simultanément, 3 symphonies qui semblent n’avoir pas été jouées du vivant de leur auteur. Elles ne sont le fruit d’aucune commande avérée et pourtant sont considérées depuis comme ses 3 plus importants chefs d’œuvre du genre. Entre légendes passées et réalité d’aujourd’hui, que sait-on de cette trilogie ? Comment nous renseigne-t-elle sur son activité créatrice ? Enfin que contiennent-elles musicalement et symboliquement ?